La grande Chambre a rejeté la requête introduite par un ressortissant turc, arrivé aux Pays-Bas à l’âge de 12 ans, ayant vécu avec une ressortissante néerlandaise dont il a eu un fils en 1992, et dont il se séparait la même année tout en gardant des contacts étroits avec eux.
En 1994, il est condamné à sept ans de prison pour homicide. Sa compagne lui a rendu visite régulièrement, et eut un second fils en 1996. Ni la compagne, ni les enfants du requérant ne parlent turc.
En 1997, il est décidé de lui retirer son titre de séjour de résident, et en février 1998 il est expulsé vers la Turquie, puis, revenu aux Pays-Bas, il en est réexpulsé en juin 1998.
Tout en reconnaissant que le retrait du titre de séjour et son expulsion portent atteinte à son droit à la vie familiale et à la vie privée, la Grande Chambre estime que, compte tenu de la gravité des faits pour lesquels il a été condamné et de l’existence de condamnations antérieures, il n’y a pas atteinte à l’article 8 CEDH.